AIDER LA TERRE À SOIGNER SES BLESSURES ET EN MÊME TEMPS SOIGNER LES NÔTRES: LE COMBAT ÉCOLOGISTE DES FEMMES

plage detritus

La Journée internationale des femmes, ou encore journée internationale des droits des femmes est célébrée le 8 mars. L’objectif est d’attirer l’attention des décideurs ; mais également de la population mondiale tout entière sur les femmes / les droits des femmes et notamment pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes. Il faut encourager non seulement la prise des mesures ; mais aussi le changement des comportements à l’échelle mondiale.

En matière de protection de l’environnement et des changements climatiques, elles fourmillent d’idées

Les femmes mettent en œuvre divers projets en faveur de la protection de la biodiversité et des changements climatiques. Bon nombre de ces projets sont financés par les Organisations internationales. L’initiative Pilote “Genre et Climat dans l’espace francophone“ portée par l’Organisation internationale de la Francophonie et l’Institut de la Francophonie pour le développement durable, (IFDD) fait partie des actions à perpétuer.

  • Benin-Femmes Solaires : mise en œuvre d’espaces ruraux énergie communautaire;
  • Congo, village ILA-Projet d’appui à la productivité agricole des femmes ménagères par l’agroforesterie en vue de la lutte contre la dégradation des sols et promouvoir la conservation communautaire;
  • Sénégal, CAYAR -Renforcement des capacités d’adaptation et d’atténuation des femmes transformatrices de produits halieutiques de Cayar au changement climatique;
  • Togo, Zio, Kovié: Projet de maraîchage par introduction d’un système d’irrigation goutte à goutte associé à une gestion durable de la fertilité des sols dans les bas-fonds du Zio à Kovie;
  • Sénégal, Fadiouth-« Genre et entreprenariat équitable pour une meilleure résilience des femmes collectrices de coquillages à Fadiouth face aux effets des changements climatiques;
  • La culture de l’arganier par les femmes marocaines;

Autant de projets portés par les femmes qui doivent être multipliées et poursuivies à long terme.

Des éclaireuses ont ouvert la voie: l’exemple de Wangari Muta Maathai

Wangari Muta Maathai

Le vendredi 08 Octobre 2004 à Oslo, Wangari Muta Maathai recevait sa consécration planétaire en devenant la première femme africaine à obtenir le prix Nobel de la Paix.

Propulsée au-devant de la scène par son mouvement Green Belt Movement crée en 1977, Cette biologiste, professeur d’anatomie Kenyane née 1ᵉʳavril 1940 devint assez rapidement une figure incontournable de la lutte écologiste kenyane et africaine.

Son activisme politique, notamment sa lutte contre la politique autoritaire du président Daniel Arap Moi et plusieurs projets de défrichages à Nairobi, cumulé aux « ceintures vertes » gérées par des femmes autour des villes et villagesont largement contribué à faire connaitre son combat écologiste au plan international.

Au demeurant, en dépit des dizaines de millions d’arbres replantés dans divers pays grâce au Green Belt Movement, le combat en matière écologique reste immense.

Cette« dame de fer » a tiré sa révérence le 25 septembre 2011.

Son discours à l’occasion de la cérémonie du Prix Nobel de la paix en 2004 est plus que jamais d’actualité : “Nous devons continuer d’aider la Terre à soigner ses blessures et en même temps soigner les nôtres“.

Tous ces projets, ainsi que ceux tels les Ceintures vertes, reboisement, entre autres doivent être le combat écologiste de toutes et de chacun

Sources:

Sabine Ndzengue Amoa